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Mort d’un prêtre resté aux côtés des personnes déplacées (Radio Vatican, 27 mai 2009)
Il est resté jusqu’au bout avec son peuple dans la zone ‘sécurisée’. Il est mort le 18 mai, le jour qui a marqué la fin de la guerre entre l’armée et les Tigres tamouls. Le père Mariampillai T. Sarathjeevan, 41 ans, prêtre du diocèse de Jaffna, est décédé suite à une crise cardiaque alors que, avec les derniers réfugiés, il quittait la zone de guerre qui depuis quelques heures était sous le contrôle total des militaires.Curé à Kilinochchi et coordinateur du Jesuit Rehabilitation Service pour le diocèse de Jaffna, le père Sarathjeevan comptait parmi les sept prêtres restés avec la population prise au piège par la guerre sur la bande côtière de la lagune de Nanthi Kadal. Il était resté avec eux dès le début des opérations militaires dans le Vanni. Il est mort dans la rue, éreinté par les privations qu’il subissait depuis des mois sous les bombardements. En vain – a communiqué AsiaNews – il a été transporté à l’hôpital de Vavuniya. De la ville, où est rassemblée la majorité des 280 000 personnes déplacées à cause de la guerre, le corps du père Sarathjeevan a été transporté à Colombo en attendant le transfert par avion à Jaffna pour les funérailles. Hier, les confrères du prêtre, les sœurs et les religieux de Jaffna avec les membres de Caritas Sedec se sont réunis pour un dernier adieu au père Sarathjeevan. Une messe privée, présidée par le père James Pathinathan, a été d’abord célébrée en langue tamoule, suivie par un temps de prière guidé par Mgr Oswald Gomis, évêque de Colombo.
Le père David Manuelpillai a rappelé enfin que “les derniers jours, il était préoccupé du fait de ne pas pouvoir dire la messe dans la situation où il se trouvait car il était contraint à vivre dans un bunker sans nourriture ni eau. A la fin, quand il a pu sortir de ces conditions terribles, il n’a pas pu supporter l’agonie de son peuple et son cœur a lâché ”. (extrait du site italien de Radio Vatican)
30 avril: Le sang continue de couler et il n’y a pas de conclusions en vue pour les 50 000 à 60 000 personnes prises au piège sur une petite bande de terre encore contrôlée par le LTTE. Priez pour la fin de ce conflit et le travail des Jésuites du Sri Lanka.
31 mars: Les Jésuites sont arrivés au Sri Lanka il y plusieurs centaines d’années, peu après le passage de
François Xavier au 16ème siècle. De nombreux Sri Lankais sont devenus catholiques. Les Jésuites ont ouvert des paroisses, des
écoles et des collèges, particulièrement pour les immigrants tamouls arrivant de l’Inde et qui travaillaient comme laboureur dans
les plantations de thé et de café. Après l'indépendance, l'équilibre précédent entre les deux ethnies du Sri
Lanka, les Tamouls (d'origine sri-lankaise) et les Cingalais, est devenu de plus en plus perturbée. Cela a mené au grand schisme dans la
société cingalaise et la guerre civile a éclaté entre le groupe appelé les ‘Tigres tamouls’ (LTTE) et le
gouvernement cingalais.
Les Jésuites du Sri Lanka appartiennent aux deux communautés et font tout pour prévenir le sang de
couler. L’un des Jésuites, le Père Eugene Herbert SJ, a été tué en 1990. Au début de février 2009, le
directeur régional de l’Asie du sud P. S. Amalraj SJ et le directeur international du Service jésuite pour les réfugiés,
Peter Balleis SJ, se sont rendus au Sri Lanka afin d’être témoin de la situation conflictuelle actuelle.
Le Secrétariat pour la justice sociale a créé une page web avec
de nombreuses nouvelles, des fotos et du matériel sur la situation au Sri Lanka en anglais ici.
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