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    Vol. XIX, No. 02 05 février 2015

    DANS LES PROVINCES


    ANGLETERRE : Le Père Brown

    Un jésuite de Londres a exercé la fonction de consultant religieux pour la troisième série du BBC Drama sur le Père Brown, dont la diffusion sur BBC 1 a commencé le mois dernier. Le Père Tony Nye, de l'église jésuite de Farm Street, a été invité à revoir le texte et à assister à l'enregistrement de la série de télévision basée sur le personnage du romancier G. K. Chesterton, pour vérifier la fidélité et le soin avec lesquels est présentée la figure du prêtre catholique d'avant Vatican II. Le personnage du Père Brown s'inspire du Père John O'Connor (1870-1952), curé de Bradford, qui joua un rôle dans la conversion de Chesterton au catholicisme en 1922. Le Père Brown est le héros de 51 brefs épisodes d'enquête policière, écrits par Chesterton et adaptés pour la télévision, le cinéma et la radio. Parmi les acteurs qui ont interprété le rôle de ce « prêtre catholique petit et trapu, mal habillé et tenant un grand parapluie à la main » figurent Alec Guiness, Kenneth More et Andrew Sachs. Dans l'adaptation actuelle de la BBC, le rôle est tenu par Mark Williams. La deuxième série du Père Brown, en 2014, a obtenu un indice d'écoute de 25% pendant les diffusions de l'après-midi (environ 1,9 millions de téléspectateurs). « Le succès de la deuxième série, a dit le producteur exécutif Will Trotter, a montré que les spectateurs se sont vraiment attachés à Mark Williams dans le rôle du Père Brown. Nous sommes heureux de pouvoir continuer à donner vie à des personnages que l'on aime tant ».

     

    ESPAGNE : Travaux à Manrèse

    La « Cueva de Manresa » est la scène où se déroule un des épisodes les plus importants de la vie de Saint Ignace. Il a vécu là une profonde expérience spirituelle et c'est là que s'est formé ce qui est le cœur des Exercices spirituels. En vue de la préparation du cinquième centenaire de l'arrivée d'Ignace à Manrèse, qui sera célébré en 2022, la Cueva a lancé un projet de restructuration qui vise à permettre au visiteur d'accéder au lieu en revivant l'expérience originale d'Ignace, mais qui respectera en même temps les éléments que la tradition historique et artistique a apportés à la Cueva. Les interventions prévues sont le fruit d'un long processus de réflexion et d'étude de la Compagnie, qui a bénéficié de l'appui du Père Général, Adolfo Nicolás. L'objectif principal est de retrouver le cadre de roche et de pierre qui permettra au visiteur d'entrer en syntonie avec le lieu tel que l'a connu Ignace. Dans ce but, on enlèvera le marbre de 1900 qui recouvre la partie inférieure de la paroi de droite, pour laisser voir la roche. Le marbre sera déplacé dans un autre endroit où des explications pourront être données aux visiteurs. Le couloir qui conduit à la Cueva sera doté d'un vitrail, pour favoriser le climat de prière.    

     

    INDE : Un mouvement d'alphabétisation

    Trevor Miranda parle de cette expérience : « Cela a commencé avec une idée, un rêve. Cela a pris naissance au contact et avec l'expérience d'une rencontre intime avec les pauvres indigènes, durant mon temps de Régence. Je me trouvais alors dans une région rurale éloignée, à 100 km de Nashik. À ce moment -là tout cela était encore très primitif. Nous n'avions même pas de toilettes! Ce qui m'a frappé c'est que pendant que je m'affairais à prendre soin d'une centaine de garçons au pensionnat, il y en avait des centaines d'autres qui n'allaient pas à l'école et qui erraient dans la jungle (forêt). Cette expérience a laissé sa trace dans ma vie. C'est à ce moment-là que j'ai pris la résolution de vouer ma vie à l'éducation des enfants défavorisés. C'est ainsi que les 18 de mes dernières 28 années de prêtrise ont été consacrées à cela. En j'ai mis sur pied REAP (Rural Education Action Programme/ programme rural d'action en éducation) en 1981 ; il s'agit d'un programme pour appuyer les enfants autochtones dans leurs études. En 1987, vivant en ville, j'en ai profité pour étendre la portée du programme et y englober les enfants de la rue. En même temps que la « voie vers l'université » de REAP prenait forme, le besoin de professeurs qualifiés s'est fait sentir. Nous avions besoin de former des enseignants sur le terrain, provenant de la région même ; c'est pourquoi nous avons décidé de mettre sur pied nos propres centres de formation pour les professeurs. L'investissement dans nos enseignants constitue la clef du succès du mouvement d'alphabétisation. Une des choses qui était très clair dès le début, c'était que l'alphabétisation doit résulter d'une transformation sociale ; et se sont les femmes qui sont les plus à même d'apporter cette transformation. Aujourd'hui, les plus de 200 groupes d'entraide de REAP, défendent les droits des femmes et mettent l'accent sur leur développement. La graine qui avait été planté des années auparavant était devenue un grand chêne offrant un abri à tant d'enfants et de femmes. Les choses changent ». Pour plus d'information : www.sjweb.info/sjs/   

     

    ITALIE : L'amitié entre Macerata et Shanghai

    La Fondazione Padre Matteo Ricci de Macerata et le Xuhui Cultural Bureau de Shanghai ont décidé de renforcer leur amitié à travers les échanges de bustes de bronze de deux grandes personnalités de leur ville respective : Matteo Ricci, le grand missionnaire jésuite qui a ouvert les portes à l'évangélisation de la Chine et aux échanges culturels avec elle, et Paul Xu Guangqi, mandarin à la cour impériale de Pékin, homme de science et disciple de Ricci. Le buste de Xu Guangqi, sculpté par l'artiste Yang Dongbai, a été donné à Macerata le 24 janvier. Le choix de son emplacement n'a pas encore été fait, mais beaucoup voudraient le placer dans le jardin en face du siège de la Fondazione Padre Matteo Ricci, qui est aussi le siège d'un séminaire missionnaire. Le buste de Matteo Ricci, œuvre de l'artiste Emanuele Barsanti, avait déjà été offert le 7 novembre 2014 et a été placé dans le jardin-mausolée de Xu Guangqi, à quelques centaines de mètres de l'église St Ignace, cathédrale de Shanghai. Pendant ce temps, le procès de béatification de Matteo Ricci va de l'avant. La phase diocésaine de ce procès s'est achevée le 14 novembre 2014 et les actes en ont été remis à la Congrégation pour les Causes des Saints à Rome, pour les étapes suivantes, qui devront vérifier l'héroïcité des vertus du P. Ricci. En Chine et dans beaucoup de parties du monde, on souhaite que la béatification de Matteo Ricci ait lieu en même temps que celle de son disciple Paul Xu Guangqi, qui est regardé comme le fondateur de la communauté chrétienne de Shanghai.

     

    POLOGNE : Vers la béatification de Piotr Skarga

    Le jésuite Piotr Skarga est une figure de prédicateur bien connue dans l'histoire de la Pologne. Né en 1536 à Grojec, près de Varsovie, il a été ordonné prêtre en 1564. Cinq ans plus tard, il entra au noviciat de la Compagnie et fit ses études universitaires à Rome. Revenu dans sa patrie, il oeuvra dans de nombreuses villes, y compris Lviv et Vilnius, où il devint le premier recteur de la Vilnius Academy. Il commença à travailler à Cracovie en 1584. Il était bien connu pour son engagement dans les œuvres de charité, en particulier un système de prêts sans intérêt, le St Nicolas'Fund, pour les jeunes filles qui ne pouvaient pas payer leur dote. Le Père Skarga était aussi un patriote polonais modèle, et un prédicateur brillant au service du roi de Pologne, Sigismond Vasa III. Pour son talent oratoire, il était surnommé « le Bossuet polonais ». Il était également un écrivain prolifique et son livre Zywoty swietych (Vies des saints) a été pendant des siècles un des livres en langue polonaise les plus populaires. Il est mort le 27 septembre 1612 et fut enseveli dans l'église des Saints Pierre et Paul de Cracovie. Son procès de béatification a été ouvert officiellement le 8 décembre 2014 en présence du cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie et autrefois secrétaire de Jean Paul II, avec les paroles suivantes : « Au nom de Dieu, nous ouvrons le procès de béatification et de canonisation d'un excellent religieux et d'un prêtre remarquable (...). C'est un exemple magnifique d'une personne qui a réellement vécu la vie consacrée en devenant un don pour l'Eglise et la société ».

     

    ROME : Les jésuites et le film Silence

    Le Père McCuarta et ses collaborateurs des Archives romaines de la Compagnie coopèrent étroitement avec le personnel des Paramount Pictures en vue de la production du film attendu de Martin Scorsese, Silence, dont le premier tour de manivelle a été donné lundi 19 janvier. La distribution comprend Liam Neeson, Adam Driver, Tadanobu Asano, et l' « homme araignée » Andrew Garfield.  De nombreux autres experts de la Compagnie à Los Angeles ont collaboré à la pré-production, dont l'Italien Emilio Zanetti, qui a été choisi ensuite, avec un autre jésuite, pour suivre le tournage du film qui sera effectué à Taiwan. Silence est tiré du roman de l'écrivain japonais catholique Shusaku Endo, qui eut un grand succès à sa sortie en 1966. Le contexte du roman est le Japon à l'époque de la violente persécution contre les chrétiens déclenchée en 1587 par le shogun (général) Hideyoshi et poursuivie par le shogun Tokugawa à partir de 1614. Un grand nombre de fidèles et beaucoup de missionnaires et de prêtres du pays moururent martyrs, souvent après de terribles tortures. La figure centrale du roman et du film est le missionnaire jésuite portugais Cristovão Ferreira qui, soumis à la torture, renonce à sa foi. Dans l'histoire tourmentée de cet homme, Endo transfère beaucoup des problèmes et des débats toujours actuels sur l'attitude des Japonais envers la religion catholique et le christianisme en général. Le film doit sortir dans les salles à la fin de cette année.

     

    TCHAD : Pour une éducation de qualité

    Offrir une éducation de qualité dans les 26 écoles rurales de Fe y Alegría Tchad est un véritable défi, quand on voit que la demande d'accès à l'éducation intégrale donnée par Fe y Alegría continue à augmenter. Pendant l'année scolaire 2013-2014, Fe y Alegría Tchad a commencé à réaliser son plan stratégique de neuf ans (de 2013 à 2022), divisé en trois étapes de trois ans chacune. La première étape a trois objectifs fondamentaux : 1) la réalisation de trois modèles de centres d'éducation préscolaire ; 2) l'amélioration de la qualité des centres d'éducation secondaire ; et 3) la création d'un centre Fe y Alegría de formation technique et professionnelle. Pendant la première année de la première étape, les centres d'éducation préscolaire de Fe y Alegría Tchad sont passés de 17 à 26, et font partie des 2000 centres d'éducation préscolaire (pour enfants de 3 à 5 ans) existant dans le pays, sans compter ceux de Ndjamena. Fe y Alegría prépare en outre deux modèles de centres d'éducation préscolaire dans les pays de Bokyo et de Biga. En octobre 2014, 53 étudiants appartenant à la première promotion du centre de formation technique et professionnelle de Fe y Alegría ont complété les cours en vue du diplôme dans cinq matières : mécanique automobile, électronique, électricité, informatique, et industrie hôtelière. Et le centre va offrir à 70 étudiants environ la chance de faire partie d'une deuxième promotion dans les mêmes matières ; cette fois, la formation offerte sera même enrichie par les matières de couture et de métallurgie.

     

    USA : Des jésuites reçoivent des prix

    Le père jésuite John W. O'Malley et l'Institute of Jesuit Sources ont reçu un prix de l'American Historical Association : Le P. O'Malley a reçu le prix John Gilmary Shea pour son livre « Le Concile de Trente : ce qui s'est vraiment passé », et l'Institut le prix Distinguished Service, qu'a reçu en son nom le Père John Padberg, son ancien directeur. L'American Historical Association, fondée en 1919 pour favoriser un approfondissement de la recherche scientifique dans le domaine de l'histoire du catholicisme, honore le travail des chercheurs en accordant chaque année un prix à trois œuvres traitant d'histoire ou de biographie catholique, et honore la contribution de chercheurs, d'enseignants et d'institutions à travers ses prix annuels. Le prix John Gilmary Shea est attribué à un livre dont un juge qu'il est la contribution la meilleure et la plus originale à la connaissance de l'histoire de l'Eglise catholique. Le livre du Père O'Malley retrace l'histoire du Concile de Trente, qui s'est tenu en Italie entre 1545 et 1563. Dans les motifs de l'attribution de son prix, on peut lire : « Avec une clarté et une grâce qui en font une lecture agréable, et une richesse et une précision scientifiques qui en font un instrument précieux pour les spécialistes, le livre de O'Malley offre, le premier en langue anglaise et en fait le meilleur en quelque langue que ce soit, la description d'un des événements les plus complexes et les plus cruciaux de l'histoire religieuse catholique ».

     

    VIETNAM : 400 ans de présence

    Il y a eu plus de 3000 personnes à se joindre aux jésuites à Ho Chi Minh Ville, le 18 janvier, pour fêter solennellement le quatrième centenaire de l'arrivée des jésuites au Vietnam. Monseigneur Cosmas Hoang Van Dat, évêque jésuite du diocèse de Bac Ninh, proche de Hanoi au Nord Vietnam, a célébré la messe à Thu Duc, une banlieue de Ho Chi Minh Ville, où la Compagnie compte diverses œuvres. Quinze évêques et d'autres jésuites, dont le Père Général, Adolfo Nicolás, sont venus de divers points de l'Asie et de l'Europe se joindre aux célébrations. Les rencontres et le programme ont été centrés sur les expériences et les stratégies des premiers jésuites, un Italien et deux Portugais, à partir de leur arrivée en 1615 à Cua Han, près de Da Nang, accompagnant d'autres chrétiens du Japon qui fuyaient les persécutions contre les chrétiens en ce pays. Venus dans l'intention initiale de servir les Japonais, les premiers jésuites tournèrent vite leur attention vers le peuple vietnamien, divisé à l'époque en deux royaumes, le Tonkin au Nord et la Cochinchine au Sud. Leur arrivée au Vietnam survenait peu après la mort de Matteo Ricci à Pékin, en 1610, et leur action missionnaire adopta le style de ce dernier.  Le plus connu des premiers jésuites qui arrivèrent dans le pays fut le Français Alexandre de Rhodes (1591-1660), dont le travail conduisit à l'adoption de caractères romains pour la langue vietnamienne, écriture toujours en usage aujourd'hui. Les jésuites quittèrent le Vietnam 158 ans après leur arrivée, par suite de la suppression de la Compagnie, et ils y revinrent en 1957 à l'invitation du gouvernement sud vietnamien, qui voulait être aidé à donner une impulsion aux universités. A quoi s'ajoutait une requête des évêques du Vietnam demandant aux jésuites de contribuer à la formation du clergé local. Tout s'arrêta en 1975 lorsque la guerre du Vietnam s'acheva avec la victoire du Nord Vietnam communiste. 41 jésuites étrangers furent expulsés et des 26 jésuites vietnamiens la moitié se retrouvèrent presque aussitôt en prison. Les autres furent enrôlés ou employés dans les entreprises publiques. Aujourd'hui au Vietnam on compte 210 jésuites, dont 140 en formation.  

     


    JESUITICA


    Curiosités historiques. Dans son livre, The First Jesuits, le Père John O'Malley nous donne un aperçu de la naïveté des premiers missionnaires. Quand au XVIe siècle, les Jésuites évangélisèrent le Brésil, l'évêque local, Pedro Sardinha, semblait solidaire avec eux, mais n'appréciait pas tout ce qu'ils faisaient, en particulier leur manière de confesser. Souvent les Jésuites ne connaissaient pas la langue du pénitent, et une solution était de former des garçons qui servaient d'interprètes. Le pénitent racontait son péché au garçon, qui à son tour en référait au prêtre et rapportait enfin la réponse du jésuite au pénitent. L'évêque protestait qu'une telle pratique n'était pas concevable dans l'Eglise. Les Jésuites répondaient que la méthode fonctionnait. Aucune objection n'arrivait de Rome, sauf la recommandation de maintenir soigneusement le secret sur l'objet de la confession. L'évêque leur permit alors d'utiliser un interprète lorsque c'était nécessaire, mais en insistant sur le fait qu'il soit "un homme juste et prudent". Il aurait était choqué de découvrir que, parfois, les Jésuites confiaient cette tâche à des femmes brésiliennes. Faisant l'éloge de l'une d'entre elles en 1552, un jésuite déclara : « Je pense que comme confesseur, elle était meilleure que moi. » Quatre ans plus tard le pauvre Évêque Sardinha fut rappelé au Portugal, mais il fit naufrage pendant le voyage et .fut tué et mangé par ses meurtriers ! (Jesuit Irish News).