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    Vol. XVII, No. 4 19 février 2013

    Le Père Général

     

    Démission du Pape Benoît XVI. "Peu après l'annonce de la démission de Benoît XVI, le Père Général a adressé une lettre à toute la Compagnie dans laquelle il dit, entre autre » :  « Nous sommes profondément reconnaissants pour la confiance et l'inspiration que le Pape nous a accordées pendant les années de son pontificat. Fidèles à notre quatrième vœu, qui unit d'une façon spéciale la Compagnie au Souverain Pontife Romain, prions pour lui et poursuivons la mission qu'il a confiée à la Compagnie. Enfin, avec l'Eglise universelle, prions tout particulièrement l'Esprit Saint pour qu'il éclaire et guide la recherche et l'élection d'un nouveau Successeur de Pierre ».

     


    A la Curie

     

    Cela fait maintenant deux ans que les Réseaux mondiaux de plaidoyer ignatien (GIAN) se développent au sein de la Société. Les cinq réseaux existants visent l'Écologie, le Droit à l'éducation, la Gestion des ressources naturelles et des minéraux, les questions de Migration, la Paix et les Droits de l'homme. Le numéro 110 de Promotio Iustitiae est entièrement consacré aux Réseaux mondiaux de plaidoyer ignatien, réunit plusieurs articles, des rapports de situation sur ces réseaux, un résumé de leur activités actuelles et des plans pour le futur. Clickez pour télécharger le numéro entier en format PDF : http://www.sjweb.info/documents/sjs/pjnew/PJ110FRA.pdf

     

    Bureau pour le développement.  Avec sa récente visite à Cuba, du 7 au 17 février, le responsable du développement des ressources à l'Economat général a commencé à aider un deuxième groupe de Provinces à créer leur propre bureau pour le développement. Les Provinces et Régions de ce groupe sont  : Cuba, Zimbabwe, Timor Oriental, Brésil-Amazonie, et Lituanie-Lettonie. Cette aide durera jusqu'à fin juin 2014. Avec le premier groupe des projets-pilotes (flagship projects) la seconde phase d'aide online a commencé, et elle se poursuivra pendant douze mois. Les Provinces et Régions de ce groupe sont : Philippines, Indonésie, Madhya Pradesh, Malte et Afrique Orientale. Ces dix Provinces et Régions représentent 8,8 % des jésuites, 11,95 % des novices et 16,85 % des jésuites en formation (données datant de 2011).

     


    Dans les Provinces

     

    AFRIQUE : 30 années de conversion

    Comment l'Église catholique a-t-elle répondu au SIDA à travers le monde au cours des trente années qui ont suivi la découverte du virus ? C'était le thème d'une Conférence de trois jours qui s'est tenue au St Joseph's Theological Institute de Cedara, en Afrique du Sud, du 20 au 22 janvier dernier, et qui était organisée par AJAN (African Jesuit AIDS Network) en collaboration avec la Commission sur le SIDA de la Conférence épiscopale d'Afrique Australe. La réponse de l'Eglise à travers le monde et en Afrique montre comment elle a appris à être réceptive, les bras grands ouverts en signe d'accueil. Après une période initiale de peur, ces trente années ont été une période de conversion et de discernement, pour découvrir quelles réponses inspirées par l'Évangile apporter aux défis posés par le VIH/SIDA. Pendant la Conférence, plusieurs types de ripostes au SIDA ont été identifiés : les ministères typiques de l'Église déjà existants (hôpitaux, cliniques, écoles, paroisses) ont commencé à aider et se sont agrandis, tandis que de nouveaux ministères ont été lancés et développés. Les initiatives prises ont inclus : la documentation, la recherche, la réflexion théologique, le développement de la spiritualité et la présence dans les médias. En Afrique, une grande partie de cet effort a été encouragé par AJAN à partir de 2002, et la récente Conférence à St-Joseph's ouvre une nouvelle étape importante de la recherche historique et théologique. Contrairement à beaucoup d'autres organisations humanitaires, l'Église n'a pas eu à « venir aider ». Le peuple de Dieu peut en témoigner avec gratitude : « l'Église était déjà là avec nous avant le SIDA. L'Église est généreusement avec nous maintenant pendant le SIDA et l'Église sera certainement avec nous après le SIDA ». Pour plus d'informations, voir www.jesuitaids.net

     

    AUSTRALIE : Une nouvelle école urbaine pour les aborigènes

    A la fin de janvier, une école élémentaire urbaine, réservée aux aborigènes, s'est ouverte à Redfern (Sydney). Le Redfern Jarjum College était depuis 25 ans le rêve d'Ailsa Gillett, avocate et volontaire de la communauté jésuite, qui dirige un service de repas gratuits et d'autres initiatives de solidarité pour les enfants des aborigènes à la périphérie de la ville. "Je voyais un peu partout, dit-elle, ces enfants superbes, pleins de vie et de talents, qui pour un tas de raisons étaient privés d'éducation".  Patronnée au début par St Aloysius College, une des écoles secondaires jésuites de Sydney, où travaille Madame Gillett comme assistante exécutive, la nouvelle école est née grâce au soutien de la Catholic Block Grant Authority de l'archidiocèse de Sydney et à la contribution de la communauté jésuite. 2,8 millions de dollars australiens ont été nécessaires pour restructurer le bâtiment de l'école, situé près de l'église catholique Saint Vincent de Paul dans la rue Redfern et connu à une époque comme étant le refuge des sans domicile. La présidente, Béatrice Sheen, aborigène elle-même, dit qu'elle regarde comme "un privilège et un honneur" d'avoir pu l'aider à mettre sur pied cette école et ses programmes, au cours des deux dernières années.

     

    CHINE : "Les mémoires de Jin Luxian"

    Jin Luxian est considéré par beaucoup comme une des figures les plus controversées de la Chine. Eduqué par les jésuites, il est entré dans la Compagnie et il a été ordonné prêtre en 1945, poursuivant ensuite ses études en Europe. En 1951, fut prise la décision dangereuse de son retour en Chine, alors la "République populaire de Chine" qui venait d'être créée. Il devint alors un des milliers de catholiques qui ont souffert la persécution. Condamné pour activités contre-révolutionnaires et pour trahison, il demeura en prison pendant 27 ans et ne fut libéré qu'en 1982. Sa décision d'accepter l'offre du gouvernement de reprendre la fonction de recteur du séminaire de Shanghai, qu'il avait exercée précédemment, puis de devenir évêque de cette ville, sans l'approbation de Rome, scandalisa bien des catholiques. Aujourd'hui, trente ans plus tard, toujours en fonction comme évêque, âgé de 96 ans, et regardé comme une des plus éminentes figures de l'Eglise catholique en Chine, Jin raconte ses expériences pendant ses années de formation, et nous aide à comprendre quelle foi l'a soutenu pendant les années turbulentes de la fin du vingtième siècle. Dans son livre de mémoires (paru en anglais aux Presses de l'Université de Hong Kong sous le titre The Memoirs of Jin Luxian, vol.I: Learning and Relearning, 1916-1982), Jin rappelle son enfance et son éducation, son entrée dans la Compagnie et sa formation pour le sacerdoce, son retour en Chine, ses années d'emprisonnement et, à la fin, sa libération et son retour à Shanghai. 

     

    COLOMBIE : Un centre d'études interculturelles

    Le Centre d'études interculturelles de l'Universidad Javeriana de Cali arrive au premier rang du Prix "Recherche et Innovation pour l'Interculturalité" de la Chaire interculturelle "Córdoba, Ciudad de Encuentro" de l'Université de Córdoba en Espagne. Ce prix vise à stimuler la réflexion sur le travail consacré à l'interculturalité qui se développe dans des institutions publiques et privées à travers le monde. Les 15 finalistes provenaient d'Italie, d'Espagne, de Colombie et du Maroc. La première place dans la catégorie innovation, la plus importante du prix, a été conférée ex-aequo à deux entités colombiennes : l'oeuvre de médiation interculturelle du Centre d'études interculturelles de l'Universidad Javeriana de Cali, et le cours de licence en Pédagogie de la Mère Terre de l'Université d'Antioquia. Dans le discours d'attribution des prix, on a souligné que "ces deux expériences contribuent à la compréhension des groupes sociaux qui composent la société colombienne, au progrès de la paix sociale et au développement d'un modèle universitaire alternatif, conférant un rôle clef à la culture des peuples autochtones des régions concernées, et offrant un exemple innovateur d'intervention interculturelle à toute la communauté internationale". On a mis en relief de façon particulière l'expérience du Centre d'études interculturelles pour son oeuvre de médiation dans un contexte de conflits sociaux et de violences comme celui de la Colombie aujourd'hui.

     

    ITALIE: Un Prix à la mémoire du card. Martini

    Le 15 février, jour anniversaire de la naissance du Cardinal Carlo Maria Martini, le diocèse de Milan a annoncé l'institution d'un Prix International pour rendre hommage à sa mémoire. L'actuel archevêque de Milan, le cardinal Angelo Scola, explique les motifs de cette initiative: "Nous sommes appelés à sauvegarder l'héritage de foi de celui qui a été archevêque de notre église: il a beaucoup oeuvré pour qu'aucun ne se perde (cfr Jn 6, 39). Ayant mené une vie eucharistique dans la foi en la résurrection, il a porté dans son coeur tout l'homme et tous les hommes. Il a pu le faire justement parce qu'il était bien enraciné dans l' inébranlable certitude que Jésus-Christ, par sa mort et sa résurrection, est continuellement offert à la liberté de chacun. C'est pour cela que l'archidiocèse de Milan a institué la première édition du Prix International Martini: afin que la mémoire du cher évêque ne se réduise aux souvenirs partiels, mais qu' elle soit toujours accueillie et vécue dans toute sa valeur: un extraordinaire témoignage du Christ Ressuscité, Verbe éternel du Père". Le prix s'articule en deux sections: l'étude et la connaissance de la pensée et de la figure du Cardinal Martini; ou alors, le développement du rapport fécond entre la Bible et la culture, dans ses divers domaines: art, littérature, philosophie, science, économie, politique, religions, spectacle, etc. Pour les détails, les conditions d'inscription au concours, veuillez consulter le site: www.martiniaward.it  

     

    TAIWAN : Une formation pour les évêques

    Un workshop de trois jours, "comment affronter les médias", a été organisé en janvier par le Kuangchi Program Service (KPS) des jésuites de la Province de Chine à Taipei, en réponse à une invitation de la Conférence régionale des évêques de Taiwan. Le workshop s'est tenu au nouveau siège de la Conférence épiscopale à Taipei, et 15 participants y ont pris part : outre le secrétaire de la Conférence, des évêques et leurs représentants diocésains. La session avait deux objectifs : expliquer aux évêques de Taiwan comment utiliser de façon plus efficace les moyens de communication, et leur fournir les compétences et procédures utiles en cas d'urgence dans leurs diocèses. Le workshop était semblable à celui que le KPS avait organisé en 2012 pour le diocèse de Hualien, mais cette fois-ci, il était centré essentiellement sur le rôle de l'évêque. Les évêques ont été encouragés à suivre le conseil du regretté cardinal Paul Shan, qui pensait utile de tenir des séminaires de ce genre régulièrement. Il a également été proposé que les évêques et autres responsables ecclésiaux recourrent aux organisations professionnelles qui offrent des bourses d'études au personnel religieux, dans le but d'améliorer leurs capacités de communication et de présentation.

     

    TIMOR ORIENTAL : La réalisation d'un rêve

    Après des années de discussions et de discernement, la cérémonie d'inauguration du 14 juillet dernier a constitué le lancement de la construction du Colégio Santo Inácio de Loiola. A chacune de ses rencontres avec l'architecte, les constructeurs et les conseillers, le jésuite australien Quyen Vu insistait sur un point "Nous avons besoin des bâtiments à partir du 7 janvier 2013". Il leur rappelait que le début des cours était prévu pour le 15 janvier. Les contretemps n'ont pas manqué, mais les jésuites ont pris livraison du premier bâtiment le matin du 14, et le 15 de bon matin sont arrivés les jésuites et les enseignants. La messe était prévue pour 8h30 mais à 7h30 beaucoup d'étudiants étaient déjà là. Pour les jésuites de Timor-Leste, ce jour a représenté la réalisation d'un rêve entretenu pendant dix longues années : avoir dans leur pays un apostolat éducatif, pour répondre aux besoins de la population. Le système scolaire à Timor Est est déficient, comme est insuffisant le nombre d'enseignants qualifiés. Après la messe, on a expliqué aux étudiants ce que l'école serait pour eux : "Cette école va préparer les jeunes à devenir les personnes dont l'Eglise et le pays ont besoin. Pour préparer des personnes qui prendront soin du pays, il nous faut offrir la meilleure qualité d'éducation possible", a déclaré le directeur de l'école, le Père jésuite Plinio do Rosario Gusmao dos Reis Martins. Les paroisses et les écoles de la Compagnie en Australie sont les principaux soutiens du projet Instituto de Educação Jesuíta, qui comprendra à la fin le Colégio Santo Inácio de Loiola et l'école de formation d'enseignants Colégio de São João de Brito. Pour plus d'informations, voir www.educacao-jesuita.tl

     

    USA : Un projet écologique international

    Le "Projet écologique international" (IJEP) est un projet de collaboration de trois ans entre Loyola University de Chicago et les spécialistes des institutions jésuites dans le monde pour créer un Living Textbook (sorte de manuel) online qui aborde une série de défis sur l'environnement dans une perspective intégrée, à la fois scientifique, morale et spirituelle. Ce Living Textbook sera utilisé par les professeurs et les étudiants dans les programmes de sciences de l'environnement, dans les instituts d'éducation supérieure et les écoles secondaires dirigées par les jésuites dans le monde. L'IJEP est une réponse du Secrétariat pour l'Education supérieure au défi lancé par le Père Général Adolfo Nicolás à la Compagnie de renforcer notre engagement envers l'environnement, en reconnaissance à Dieu pour le monde de la nature. Dans sa lettre du 16 septembre 2011 aux jésuites, il faisait référence au document du Secrétariat pour la Justice et l'Ecologie  : Guérir un monde brisé. A la lumière des défis actuels sur l'environnement, la quatrième recommandation de ce document demandait aux instituts d'éducation supérieure d'"engager les étudiants dans une éducation qui les transforme". Une autre recommandation insistait spécifiquement sur la nécessité de développer des programmes pouvant offrir des ressources d'un bon niveau sur les problèmes environnementaux. Pour plus d'informations, voir www.luc.edu/ijep  

     

    USA : Une nouvelle frontière : sauver la terre

    Le père jésuite John Surette, de la Province de Nouvelle Angleterre, entretient un rêve pour la Compagnie. En réponse à la requête du Père Général Adolfo Nicolás aux jésuites, d'explorer "ces frontières géographiques et spirituelles où d'autres  ne parviennent pas ou parviennent difficilement", le Père Surette voit une frontière à la porte de la maison : la planète Terre. Il écrit  : "Les forêts se réduisent, les couches aquifères se vident, les terres sont mangées par l'érosion, la pêche diminue, les fleuves se déssèchent, les glaciers fondent, la barrière de corail s'effrite, les océans deviennent de plus en plus acides, l'atmosphère se réchauffe, les espèces animales et végétales vont vers l'extinction et les enfants de tout genre naissent malades de plus en plus souvent. Avec tout ça et d'autres choses encore, nous atteignons les limites de tolérance de la terre". Jésuite de 55 ans, le Père Surette a passé ses 22 dernières années à donner des retraites et à tenir des séminaires sur l'éco-spiritualité. Il regarde la Terre comme un des enjeux les plus importants d'aujourd'hui. "Ce qui est en train d'arriver à la Terre, écrit-il encore, est d'un ordre de grandeur supérieur à tous les autres problèmes actuels qui touchent à la justice sociale".  Et il est convaincu que les jésuites sont appelés à donner une réponse religieuse au destin de la Terre. Mais "cela demande que nous nous mettions en mouvement sans délai et que nous nous allions vers l'avenir avec espérance, courage et détermination".

     

    ZIMBABWE : Arrupe College s'ouvre aux laïcs

    Arrupe College, l'Institut de théologie et de philosophie de la Compagnie à Harare au Zimbabwe, a  ouvert pour la première fois ses portes aux laïcs qui souhaitent acquérir une formation de base en théologie et littérature. Les cours, qui ont débuté le 19 janvier, se poursuivront chaque samedi pendant neuf semaines. "En communauté, a déclaré le Père Daka, SJ, doyen de l'Institut, nous nous sommes demandé de quoi les gens ont besoin et ceci est notre réponse à leurs désirs". Pour le moment, les cours proposés sont Amitié et la littérature anglaise. Le cours Amitié comprend divers modules, tels qu'une introduction à la théologie et à la mariologie. La réponse des fidèles de la région de Harare a été positive et Arrupe College continue à identifier les besoins, pour pouvoir y répondre. Une initiative semblable est conduite par Holy Trinity College au Wadzanai Training Centre (Nazareth House) de Harare. Le programme au Wadzanai en est déjà à sa seconde phase, après qu'un premier groupe d'élèves ait achevé le parcours l'an dernier. On a beaucoup applaudi dans le pays cette action des deux instituts, Arrupe et  Holy Trinity, qui ont décidé d'ouvrir leurs portes aux assoiffés de théologie, à une époque où on se trouve exposé à toutes sortes de fausses doctrines, sur internet et autres canaux médiatiques.